Discours de Jean-Pierre ABELIN à l’occasion de l’inauguration du Pont Nelson MANDELA le 3 juin 2010 :
Permettez-moi de remercier tous ceux qui ont participé à la réalisation et au financement de cette rocade, ex-future Nationale 10 redevenue départementale.
Ce contournement montre tous les jours un peu plus son utilité au regard du nombre de camions et de voitures qui l’empruntent. C’est à la fois plus e sécurités, moins de nuisances pour les riverains et un élément d’attractivité pour un accès facilité aux zones d’activité présentes et à venir.
Alors que tous les regards du monde entier sont sur le point de se tourner vers l’Afrique du Sud, autour de l’évènement le plus populaire, concernant le sport le plus populaire, la Coupe du Monde de football, il nous a paru, à Claude Bertaud, aux élus du département et de l’agglomération, tout naturel de donner au plus récent et au plus long pont sur la Vienne, le nom du Premier Président de la République Sud Africaine démocratique, Nelson MANDELA.
Quel plus bel exemple à donner pour la symbolique du pont : le pont c’est le trait d’union ; c’est ce qui permet de relier les habitants des deux rives et Nelson MANDELA symbolise à la fois le combat contre l’injustice, contre le racisme, contre l’apartheid et la discrimination mais aussi la volonté de réconciliation de rassemblement et de paix civile.
En tout cela, malgré la violence subie, malgré les 27 ans de prison qu’il a enduré à Robben Island, que j’ai eu l’occasion de visiter en tant que vice-président du groupe d’amitié entre la France et l’Afrique du Sud auquel j’appartiens à l’Assemblée Nationale.
J’ai eu aussi la chance de rencontrer personnellement Nelsons MANDELA, tout comme Frédéric de Klerk. J’ai pu apprécier sa profonde humanité, sa lucidité, la priorité donnée à l’intérêt général, son courage tranquille.
Je suis très heureux et très fier que le plus beau pont de la Vienne porte le nom de Nelson MANDELA. Permettez moi de citer la fin de sa plaidoirie dans le procès pour trahison de 1962 :
« J’ai consacré ma vie à cette lutte du peuple africain. J’ai combattu la domination blanche. J’ai combattu la domination noire. J’ai oeuvré pour une société démocratique, le prix de la liberté où chacun puisse vivre en harmonie dans le respect de l’égalité des chances. Je veux vivre pour cet idéal et le réalisme. Je suis prêt, s’il le faut, à mourir pour cet idéal. »
Nelson MANDELA est bien un exemple pour l’ensemble des habitants du nord, et nous sommes heureux de lui rendre hommage.





