CPE : Jean-Pierre ABELIN pour une sortie vers le haut
Jean-Pierre Abelin prend position sur le CPE-CNE
Jean-Pierre ABELIN, député de la Vienne, estime que l'impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui le Gouvernement s'explique en partie par le manque de concertation avec les partenaires sociaux du Premier Ministre sur le Contrat de Première Embauche et regrette la méthode employée au Parlement. Il eut mieux valu dialoguer avant qu'après le vote de la loi.
Il regrette que le Gouvernement ait refusé les deux amendements de l'UDF qui visaient à réduire à un an la période d'essai et à motiver obligatoirement un éventuel licenciement. Pour ces raisons le député de la Vienne s'est prononcé contre le CPE tel qu'il est prévu.
Il condamne aussi les blocages organisés dans les universités qui ne respectent pas le droit aux études et qui pénalisent les étudiants aux ressources limitées. Il est contradictoire de réclamer du Gouvernement le dialogue sur le CPE et de le refuser dans les facultés en interdisant unilatéralement aux étudiants de suivre leurs cours.
Jean-Pierre ABELIN salue la volonté nouvelle de dialogue exprimée par le Premier Ministre et souhaite une sortie par le haut du conflit.
Les jeunes sont aujourd'hui confrontés à une réelle précarité c'est pourquoi, le député de la Vienne souhaite que le gouvernement ouvre enfin les discussions avec l'ensemble des partenaires sociaux et l'ensemble du monde étudiant pour à la fois une réflexion sur un contrat de travail unique à droits progressifs. Concernant les jeunes qui quittent l'école sans formation, il suggère d'instaurer «un contrat emploi formation où les pouvoirs publics prennent en charge la partie formation du salaire pouvant aller jusqu'à 100% les premiers mois ».
Par ailleurs Jean-Pierre Abelin souhaite que le Président de la République demande au Gouvernement une nouvelle délibération sur le CPE devant les parlementaires.