Le choix du nouveau directeur du Centre Hospitalier Camille Guérin sera interprété comme un signe de garantie d’autonomie ou comme une avancée supplémentaire vers le projet de CHU bi-site du Premier Magistrat de Châtellerault. Les enjeux de cette nomination n’échappe à personne ...
En effet, on peut déjà s’interroger sur l’accélération du projet de rapprochement entre le CHU de Poitiers et le Centre Camille Guérin dans une période où l’hôpital fonctionne avec une direction intérimaire. Dans toute institution démocrate et à une époque où l’on entend beaucoup parler de démocratie participative dans certains rangs, il convient de rappeler quelques règles de base de l’élaboration d’un projet : implication forte de la direction, transparence sur les objectifs et communication, engagement du personnel. Sans ces quelques règles indissociables, il ne s’agit pas d’un projet d’établissement mais d’une directive imposée par quelques-uns. Il est évident, ici, que ces règles subissent des entorses.
Ensuite, en dépit des propos rassurants du Président du conseil d’administration après une première vague de protestations du personnel au premier semestre 2006, on ne peut que constater à la lecture de la Charte d’engagement des deux établissements que le projet de CHU bi-site est une réalité programmée pour fin 2007 qui retire de nombreuses marges d’autonomie à l’hôpital Camille Guérin et qui, pour le Directeur du CHU de Poitiers, doit déboucher sur une fusion.
Seul un véritable partenariat privilégié entre les deux établissements, s’appuyant de surcroît, sur un directeur indépendant pour l’hôpital Camille Guérin permettra de garantir la construction d’une solution équitable au service de toute la population.