Jean-Pierre Abelin répond à Brigitte Tondusson sur le projet de SROS III concernant l'hôpital de Loudun
Sauver le service de chirurgie de l’hôpital de Loudun, tout le monde le souhaite ou le souhaiterait.
En 2001, alors sous le Gouvernement Jospin, je n’ai pas beaucoup entendu Madame TONDUSSON quand, pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui pour la chirurgie, la maternité de Loudun a fermé faute du nombre de naissances jugé trop faible et des conditions de sécurité exigées !
SROS ou pas SROS, ce secteur est fragilisé depuis des années, notamment à cause de la difficulté à recruter des chirurgiens de qualité en nombre suffisant et de manière stable.
Depuis le départ d’un chirurgien non remplacé faute de candidat, l’hôpital enregistre une forte baisse d’activité et des résultats financiers négatifs.
J’ai interpellé le Ministre dans une question orale le 21 mars dernier pour qu’il réaffirme la volonté de l’Etat de maintenir un hôpital de proximité, qu’il donne délais et moyens pour consolider ce rôle de proximité autour d’un projet d’établissement sur lequel travaillent actuellement direction, médecins et personnel de l’établissement, pour améliorer la réponse aux besoins sanitaires de la population, pour maintenir et reconvertir les emplois existants, avec le maintien des urgences, du SMUR, de l’imagerie médicale et les soins continus, le redéploiement d’activités médicales nouvelles et le développement d’une véritable filière gériatrique.
Dans sa réponse, le Ministre a rassuré sur l’avenir du centre hospitalier et sur les pistes qui permettront à la fois de résoudre la question de l’activité chirurgicale, et de consolider le développement d’activités de médecine et de soins de suite plus adaptées aux besoins de la population. Il a confirmé le maintien de l’activité d’accueil, de traitement ou d’orientation des urgences.
J’ajoute que je confirme que je consacrerai les moyens de la réserve parlementaire dont je bénéficierai en 2007 pour l’hôpital de Loudun, comme j’avais consacré 1 million de francs pour les études de l’hôpital de Châtellerault il y a quelques années.