Hôpital de Loudun : Jean-Pierre Abelin demande des garanties
Jean-Pierre Abelin a interrogé le Ministre de la Santé sur l'avenir de l'hôpital de Loudun
Lors de la séance de question orale à l'Assemblée, Jean-Pierre ABELIN, Député de la Vienne, a exprimé les interrogations et les inquiétudes de la population et du personnel quant à l'avenir et au maintien de l'hôpital de Loudun.
Après avoir perdu sa maternité en 2001 lorsque Bernard KOUCHNER était Ministre de la Santé, le secteur de la chirurgie est très fragilisé depuis des années, notamment à cause de la difficulté de recruter des chirurgiens de qualité en nombre suffisant et de manière stable.
Ce secteur subit une forte baisse d'activité depuis le départ d'un chirurgien orthopédique non remplacé et l'hôpital enregistre des pertes financières que n'améliore pas la réforme de la tarification.
Le Député a demandé au Ministre de réaffirmer sa volonté de maintenir un hôpital de proximité et de donner moyens et délais suffisants pour consolider ce rôle de proximité vital dans une région de 25 000 habitants, autour d'un projet d'établissement sur lequel travaillent actuellement direction, médecins et personnels de l'établissement afin d'améliorer la réponse aux besoins sanitaires de la population et pour maintenir et reconvertir les emplois existants.
Il a demandé que les urgences, le SMUR, l'imagerie et les soins continus soient impérativement préservés.
Le redéploiement et l'ouverture d'activités médicales nouvelles ainsi que le développement d'une véritable filière gériatrique doivent participer au maintien de l'emploi.
Le Ministre s'est voulu rassurant sur le maintien de l'hôpital de proximité de Loudun. Il a rendu hommage au conseil d'administration et à la communauté hospitalière qui travaillent « à des pistes de reconversion certaines et réalistes » qui non seulement permettraient de répondre à la question de l'activité chirurgicale mais permettraient aussi de renforcer le Centre hospitalier.
Aussi, la reconversion de la chirurgie doit entraîner le développement d'activités de médecine et de soins de suite, plus adaptées aux besoins de la population qu'il dessert.
Le maintien de l'activité d'accueil, de traitement ou d'orientation des urgences, inscrit dans le Schéma régional, parachève ce dispositif qui se veut fondé sur les nécessités de sécurité et de proximité en termes de recours aux soins dans l'intérêt des patients.
interpellé ce matin le Ministre de la Santé sur le projet de direction unique et de fusion du CHU et de l'hôpital de Châtellerault.
Il a fait part des inquiétudes de la population et de l'opposition des médecins qui se sont exprimés par 28 contre 7 et de l'immense majorité du personnel qui a souhaité que soit publié le poste du directeur vacant à la suite du départ de M. BIREE et qui permettrait le choix d'un nouveau directeur.
Il a rappelé que ni les médecins, ni le personnel n'étaient hostiles à un approfondissement d'une coopération entre le CHU de Poitiers et l'Hôpital de Châtellerault.
Ils ne voulaient pas, par contre, d'une fusion-absorption à la hussarde convenue à 3 ou 4 personnes, imposée dans la précipitation sans aucune garantie de la prise en compte des intérêts des châtelleraudais et des personnels.
Le Ministre, dans sa réponse, a rappelé que le futur Schéma Régional d'Organisation Sanitaire prévoyait des coopérations public-privé entre l'hôpital Camille Guérin et la clinique Arc en Ciel et public-public avec le CHU de Poitiers, mais que rien ne pouvait se faire sans l'accord des conseils d'administration.
En clair, que si le conseil d'administration de Châtellerault était favorable à la convention de gestion, il y aurait direction commune par le CHU de Poitiers.
Si le Conseil d'Administration refusait la convention de gestion, le poste de directeur serait public et l'autonomie de l'hôpital de Châtellerault maintenu.
La parole est donc maintenant au Conseil d'Administration.