   
> Les archives Jean-Pierre ABELIN répond aux interrogations du Parti Socialiste
"Écran de fumée et mémoire courte"
ou "A trop regarder la paille dans l'oeil du voisin,..."
"Alors que les militants du Parti Socialistes vont être appelés ce 1er décembre à se prononcer sur la position de leur mouvement quant au projet de constitution européenne, je m'attendais, comme beaucoup de nos concitoyens, à découvrir la position des responsables locaux de ce parti sur un sujet qui va conditionner grandement les résultats du référendum au niveau français, et donc l'avenir de la construction européenne.
Au lieu de cela, et sans doute pour éviter d'avoir à se positionner sur une question cruciale, le PS local préfère s'interroger sur la position du Député que je suis quant à son vote sur le budget 2005 de l'État.
C'est avec plaisir que je leur indique que je me suis prononcé en faveur de ce budget, et ce notamment pour les raisons suivantes :
• la prise en compte des situations particulières des veufs et veuves au regard de la retraite de reversion (200.000 personnes supplémentaires vont en bénéficier), et de celle des "longues carrières" pouvant désormais prétendre à la retraite avant 60 ans (qui concerne déjà 100.000 personnes), sujets que les socialistes au pouvoir s'étaient bien gardés de traiter, de même que celui de l'avenir des retraites en général ;
• les mesures concrètes en faveur du développement des biocarburants, et donc de l'indépendance énergétique de la France et de la protection de l'environnement,sans compter les effets induits en faveur de l'agriculture ;
• les modifications apportées au Prêt à Taux Zéro, qui vont permettre le doublement du nombre des bénéficiaires (qui passeront de 100.000 à 200.000), son adaptation à la situation des familles et son élargissement aux logements anciens, sans condition de travaux.
C'est donc pour ces raisons principales qu'avec mes collègues du Groupe UDF, j'ai voté en faveur du budget, alors que dans un passé récent j'avais voté contre les budgets présentés par les socialistes, qui avaient notamment conduit à l'effondrement de l'accession sociale à la propriété, en privilégiant des mesures en faveur des plus aisés pouvant investir dans le locatif.
Il est à mon sens du devoir essentiel d'un pays de permettre au plus grand nombre de devenir propriétaire de son logement, tout en aidant au développement du locatif social, deux éléments sur lesquels la faillite des socialistes avait été totale (pour mémoire, c'est à la fin des années 90 que le nombre de constructions de locatifs sociaux a été le plus faibles depuis 15 ans)."
     
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