FORGEARD à EADS mais aussi TCHURUK à ALCATEL ou ROVERATO à EIFFAGE ... une dérive inadmissible
Alors que le groupe EADS vient d’annoncer un plan de restructuration avec 10 000 suppressions de postes en Europe, Jean-Pierre ABELIN dénonce le versement d’une indemnité de départ exorbitante de 6 M€ à son ex-dirigeant, Noël FORGEARD, auquel il convient d’ajouter 2,4M€ de prime de non concurrence.
Cette décision injustifiée au regard des résultats de l’entreprise ne peut que soulever colère et sentiment d’injustice. Il est indispensable de renouer avec une logique économique qui s’appuie sur une relation claire et transparente entre la rémunération des grands patrons et la situation économique, financière et sociale de l’entreprise.
Cette dérive, qui consiste à accorder des indemnités de départ quels que soient les résultats de l’action du dirigeant et sans aucune commune mesure avec les réalisations de l’entreprise, pénalise lourdement l’image des chefs d’entreprise. Ce n’est malheureusement pas une première en France, mais cette situation ne correspond pas non plus à l’esprit de la quasi totalité de nos chefs d’entreprise quelle que soit la taille de ces dernières.
C’est pourquoi il me semble important que la logique économique qui veut que rémunération et résultats soient liés puisse se traduire dans une loi de moralisation de la vie économique que François Bayrou appelle de ses voeux.