RÉHABILITATION D'OZON, le projet n'est pas enterré
Jean-Pierre ABELIN apporte des précisions sur le dossier de réhabilitation du quartier d'Ozon
L’ANRU, Agence nationale de rénovation urbaine, a décidé de ne pas cofinancer en l’état la réhabilitation de la Plaine d’Ozon.
Jean-Pierre ABELIN apporte des précisions sur le dossier de réhabilitation du quartier d’OZON, suite à la vive réaction de Monsieur Joël TONDUSSON, Maire de Châtellerault.
Ce qui arrive à Châtellerault n’est pas étonnant. Je n’ai jamais vu un projet qui, dès le premier coup, était techniquement au point. L’ANRU nous demande de revoir notre copie. Ce projet est extrêmement important pour la ville et je tiens à ce qu’il réussisse, car c’est primordial pour les habitants de Châtellerault.
La décision actuelle n’est absolument pas une décision politique, si c’était le cas l’OPAC, dont je suis le Président, et l’ANRU ne s’apprêteraient pas à signer une convention avec une ville socialiste comme Poitiers. Je rappelle tout de même qu’en 2001 le dossier de rénovation urbaine de Châtellerault a été écarté par les amis socialistes de Joël Tondusson qui étaient au pouvoir. En plus, Châtellerault a déjà reçu de l’argent de l’ANRU, pour la démolition des Renardières.
Maintenant, nous devons nous mettre autour d’une table et revoir nos ambitions à la baisse. Quand on demande 32 millions d’euros (soit 32,8% du coût global) à un financeur, c’est normal qu’il impose des conditions. Nous devons réfléchir et voir si ce projet qui a pris 10 millions d’euros en 4 mois ne peut pas être un peu moins coûteux et nous devons revoir la participation des collectivités locales à la hausse. Chaque collectivité doit pouvoir mettre 2% supplémentaires. On arriverait ainsi à une participation globale de 19 % (contre 13 % aujourd’hui) ce qui nous rapprocherait des 25 % demandés par l’ANRU. On pourra alors demander un prix de faveur à l’agence.
Jean-Pierre ABELIN se dit également prêt à rencontrer avec tous ceux qui le souhaitent, Jean-Louis BORLOO, Ministre de la Cohésion Sociale pour présenter un projet remanié. Il est indispensable de faire des concessions et d’adopter une attitude constructive afin d’obtenir rapidement un accord de principe et “monter” dans le train maintenant, il y a urgence. L’attente des habitants est énorme on ne peut pas les décevoir.”