Surchauffe immobilière à Poitiers, des précisions de Jean-Pierre ABELIN rapporteur du budget du logement
Un article de la NR paru le Lundi 20 février 2006 dénonçait la surchauffe immobilière. jean-Pierre Abelin a souhaité réagir
Dans les années quatre-vingt-dix, le manque de logements étudiants avait incité les Poitevins à investir sur ce créneau. Quitte à couper leurs maisons pour démultiplier l’offre. Aujourd’hui, les studios ne trouvent plus preneurs.
La défiscalisation développée par la Loi de Robien a incité les investisseurs à placer leur argent dans les T2 et T3. La cible : les célibataires et les jeunes couples avec un enfant. Mais trop c’est trop. “On assiste actuellement à une inflexion du marché. La multiplication des programmes immobiliers dans ce type de produits nous fait craindre que certains appartements ne trouvent pas de locataires”. dit un professionnel.
Jean-Pierre Abelin est tout à fait d'accord sur le risque de surchauffe ou de surproduction de logements T2 et T3 engendrée par l’avantage fiscal que représente le produit dit “de Robien” du nom du précédent Ministre du Logement.
Il précise que dans le cadre du Projet de loi sur l’Engagement National pour le Logement qui a été adopté en première lecture par le Sénat puis par l’Assemblée, le produit “de Robien” est recentré sur les marchés du logement dits les “plus tendus” où la demande l’emporte largement sur l’offre. Le projet de loi crée le “Borloo populaire” avec des conditions fiscales plus intéressantes et qui est ciblé sur l'accueil de locataires avec des revenus plus bas.
Le texte de loi devrait être définitivement voté avant la fin du mois juin. Le but est de recadrer la défiscalisation “de Robien” sans remettre en cause l’élan de production qui atteint aujourd’hui des niveaux jamais connus depuis 30 ans avec une mise en chantier de 400 000 logements et la création nette de 35 000 emplois.